Triple Trophées pour le vainqueur du groupe A

Les saisons se suivent… Et la réussite est une nouvelle fois au rendez-vous pour Baptiste Thomasset qui, comme en 2025, accumule coupes et trophées au volant de sa Cupra Léon Supercopa MK3.

A la lecture du palmarès de Baptiste Thomasset on peut avoir le sentiment d’être en présence d’un ''vieux briscard'' du sport automobile. Pourtant, du haut de ses 23 ans, le jeune Bourguignon se présente toujours comme un jeune espoir et une nouvelle fois c’est à ce titre qu’il est récompensé en fin de saison. A ce titre, mais pas uniquement, car Baptiste a pris pour habitude de cumuler les trophées. Comme l’an dernier, il conclut sa campagne de France en ajoutant au Trophée FFSA du Jeune Espoir, le Trophée FFSA du groupe A et le Challenge Open A/5.

Avec un père (Laurent Thomasset) et un oncle (Jérôme Lacroix) animateurs de rallyes dans les années 2000, Baptiste Thomasset a baigné très tôt dans l’univers de la compétition. Après un apprentissage en karting, dès ses 18 ans il alignait une Renault Clio 2 Cup sur une première course de côte. Durant la saison 2022 il prendra part à plusieurs épreuves, se testera au volant d’un TracKing en 2023 sur le tracé de Chamrousse avant d’aligner sa Clio à Limonest. En 2024 il s’engageait sur le Championnat de France de la Montagne. Une première participation qui lui valait de remporter douze Coupes du Meilleur Jeune sur les épreuves du CFM, pour accrocher finalement le Trophée FFSA du Meilleur Espoir en Production et par la même occasion le Challenge Open A/3.

Le jeune Bourguignon poursuivait sa progression durant la saison 2025 au volant d’une Cupra Léon Supercopa MK3, pour remporter un second Trophée FFSA du Meilleur Espoir en Production auquel il ajoutait le Trophée FFSA du groupe A et le Challenge Open A/5. Cerise sur le gâteau, il concluait la saison à la quatrième place du Championnat Production.

Nouvelle saison prolifique avec la Supercopa MK3
Fin 2025, Baptiste Thomasset se posait la question de vendre sa Cupra Léon Supercopa MK3 pour exprimer son talent dans une autre catégorie. Mais finalement il conservait sa belle espagnole et la relançait cette année 2026 pour une nouvelle campagne de France composée des douze manches inscrites au calendrier du championnat : « Je voulais évoluer et nous avons mis la voiture en vente en fin d’année, mais sans en faire une priorité. Ça ne me dérangeait pas de repartir avec parce que j’avais pris énormément de plaisir à son volant et que la réussite était au rendez-vous. »

C’est donc avec un réel enthousiasme que Baptiste retrouvait le volant de sa Supercopa MK3 : « Je savais que j’allais pouvoir chercher de nouvelles performances, tirer profit des acquis de la saison précédente. Une approche que je considérais donc comme très positive. » Exceptée une révision express et un changement de décoration, la Cupra ne bénéficiait pas de changement à l’heure d’aborder une nouvelle saison : « C’était vraiment la même voiture que celle avec laquelle j’ai pu rouler en 2025. »

Il est indéniable que le groupe A, et plus précisément la classe A/5, est une des catégories les plus concurrentielles du championnat. Baptiste Thomasset savait donc que pour conserver les titres remportés en 2025 il allait devoir livrer des combats épiques : « C’est d’autant plus passionnant de partir à la quête de trophées quand on sait qu’il y de la concurrence. Je voulais vraiment remporter une nouvelle fois le Trophée FFSA du groupe A et celui du Meilleur Espoir avant de ne plus pouvoir y prétendre. L’objectif clairement affiché était de tenter de conserver les titres acquis en 2025, sachant qu’il était peu probable que je parvienne à terminer à nouveau à la quatrième place compte tenu du plateau de GTTS que l’on trouvait cette année sur le championnat. »

Avant de débuter sa saison sur le Championnat de France de la Montagne, Baptiste Thomasset alignait une Citroën Saxo sur la Ronde Régionale du Jura où, navigué par Jules Decharne, il accrochait la treizième place en terminant troisième de classe. On retrouvait ensuite le duo au départ d’un autre rallye, celui des Vignes de Régnié qu’ils abordaient avec une Renault Clio qu’ils plaçaient à la deuxième position de leur classe : « J’ai la chance d’avoir un partenaire qui veut me faire rouler en rallye et c’est génial pour moi de pouvoir me tester sur une autre discipline. Je le remercie sincèrement de pouvoir me faire vivre ces expériences. »

La saison sur le Championnat de France de la Montagne débutait sur la Course de Bagnols-Sabran où Baptiste se voyait opposer un adverse de taille en la personne d’un autre jeune espoir, Evann Mallet. La confrontation entre les deux Supercopa MK3 tournera à l’avantage de Evann qui remporte le groupe A et la Coupe du Meilleur Jeune, 121 millièmes devant Baptiste : « Au cumul des deux meilleures montées, la victoire me revenait. Mais comme il n’y a eu que deux montées de course, on ne retient que le meilleur chrono, et je dois m’incliner », rappelle Baptiste. « Je gardais à l’esprit qu’Evann était transparent au championnat et que de ce fait je marquais le maximum de points. Mais surtout, après avoir loupé ma première montée d’essais, et avoir rencontré une panne sur la seconde, je parviens en course à améliorer mon chrono de plus d’une seconde cinq par rapport à la précédente édition, ce qui est excellent motif de satisfaction. J’avais le sentiment d’avoir franchi un ''step'' dès la première épreuve, c’était réellement enthousiasmant. »

L’enthousiasme de Bagnols-Sabran allait être décuplé à l’occasion du Col Saint-Pierre où Baptiste ne faisait rien de moins que de se hisser sur le podium du classement Production : « C’est mon second podium consécutif sur le Saint-Pierre mais celui-là est nettement plus valorisant. L’an dernier on pouvait dire qu’avec la pluie j’avais peut-être bénéficié de meilleures conditions météos, que les autres n’avaient pas osé. Mais cette année, il se fait à la régulière en signant par la même occasion un nouveau record du groupe. J’étais vraiment content », confie Baptiste qui se classe troisième derrière les Porsche de Ronald Garcès et Alexandre Garnier.

S’il parvient comme sur le Saint-Pierre à remporter la Coupe du Meilleur Jeune en Production à Abreschviller, Baptiste Thomasset ne peut se satisfaire d’un week-end à l’issue duquel il se classe troisième du groupe A derrière les Supercopa MK3 de Mickaël Bonnevie et de Francis Dosières : « J’étais en panne tout au long du week-end et j’ai dû composer avec des problèmes d’allumage », se souvient-il. « Il n’y a que sur la dernière montée que la voiture fonctionne parfaitement. Mais pour le reste il n’y a rien à dire, Mickaël et Francis étaient meilleurs ! »

C’est à la cinquième place du classement Production que pointait la Supercopa MK3 de Baptiste Thomasset à l’arrivée de la Course de Côte d’Hébécrevon – Agneaux sur laquelle il remporte le groupe A et la Coupe du Meilleur Jeune : « Durant la nuit qui précédait la course, je me suis fait voler les écrous de roues dans les paddocks. C’est lamentable et heureusement que je suis parvenu à me faire aider pour retrouver des écrous. Cette mésaventure m’a mis la rage au ventre et un coup de boost, et j’ai débuté le week-end avec le couteau entre les dents. Cette victoire est une belle revanche à ceux qui m’ont fait ça. »

A l’arrivée de la Course de Côte de La Pommeraye, c’est à la sixième place que l’on retrouvait Baptiste qui pouvait savourer une nouvelle victoire en groupe A et une nouvelle Coupe du Meilleur Jeune : « Là encore je signe de supers chronos, et ce fut pour moi une nouvelle fois un excellent week-end. »

Mais il était écrit que Baptiste Thomasset ne réaliserait pas le ''Hat Trick'' sur la campagne de l’Ouest. Car si à Saint Gouëno il remporte une nouvelle Coupe du Meilleur Jeune, Mickaël Bonnevie le prive d’une victoire en groupe A en le devançant de sept dixièmes : « J’ai tout donné, Mickaël a été meilleur que moi », résume humblement Baptiste. « J’avais mis les pneus neufs à La Pommeraye, lui a attendu Saint Gouëno, nous avions des tactiques différentes mais je retiens juste que sur celle-là il était meilleur que moi. »

A Marchampt, Baptiste se verra proposer un nouveau combat, car s’il devait renoncer à la quête de la Coupe du Meilleur Jeune face à Evann Mallet qui alignait une Hyundai Elantra en GTTS, le jeune Bourguignon devra batailler face à la Supercopa MK3 de Jean-Pierre Pope qu’il devance de 174 millièmes : « On s’est battu tout au long du week-end avec Jean-Pierre et c’était génial… Samedi soir je réalise un bon chrono sur la première montée de course ce qui me permet d’envisager la suite avec une certaine sérénité, et de décider de ne pas marquer de pneus neufs. Mais dimanche, Jean-Pierre a été ultra performant et il a fallu vraiment que je me batte pour conserver les commandes du groupe. Ça se joue à pas grand-chose et je ne m’attendais vraiment pas à ce combat. »

En 2025, à Vuillafans, Baptiste Thomasset avait été victime d’une sortie de route lors des essais et n’avait pas pu poursuivre son week-end. Cette année, sur l’épreuve organisée par son ASA et sur laquelle il s’implique dans l’organisation, Baptiste n’était pas totalement serein : « Depuis le mercredi on a passé de supers moments avec les membres de l’ASA pour préparer l’épreuve. Mais durant le week-end je ne suis pas parvenu à occulter la sortie de l’an dernier et donc à me lâcher pleinement. Sur chaque épingle, lors de chaque freinage, je n’allais pas chercher la limite et bien évidemment ça a une incidence sur le chrono », analyse Baptiste qui termine troisième du groupe derrière la 308 de Julien Paget et la Supercopa MK3 de Mickaël Bonnevie : « Terminer juste derrière Mickaël, et donc deuxième du groupe au championnat, c’est finalement un bon résultat et je m’en contente sans aucune frustration », ajouter Baptiste qui repart du Doubs avec la Coupe du Meilleur Jeune.

C’est au volant d’une Renault Clio Rally5 que l’on retrouvait ensuite Baptiste Thomasset sur la Course de Côte de La Broque où par deux fois il termine deuxième de la classe A/2 : « Franck Mader m’avait dit qu’il me ferait rouler une fois dans la saison, et il m’a permis de disposer d’une Clio de son équipe l’Asphalt Racing Team, et sincèrement je l’en remercie. Je garde un excellent souvenir de cette participation et cela m’a permis de faire du roulage avec une Clio un mois avant ma participation au Rallye du Sel. Et puis c’était vraiment sympa d’affronter ce tracé de La Broque. »

Baptiste Thomasset retrouvait le volant de sa Cupra Léon Supercopa MK3 à l’occasion de la Course de Côte de Dunières où, pour 116 millièmes il concède la victoire en groupe A à son habituel rival, Mickaël Bonnevie : « J’avoue que je n’ai jamais trop accroché au tracé de Dunières. Mais en toute franchise je me suis battu jusqu’à la dernière montée et Mickaël a été meilleur que moi. Il manquait pas grand-chose, mais ce pas grand-chose fait qu’il gagne. »

Les deux jeunes talents poursuivront leur duel dans le Massif du Sancy à l’occasion de la 66ème édition du Mont-Dore. Là encore Baptiste devra s’incliner pour seulement 129 millièmes : « Des essais jusqu’à la dernière montée, la bagarre fut d’une rare intensité. Aucun de nous deux ne voulait rien lâcher. Je pense n’avoir jamais autant attaqué sur le Mont-Dore que lors de l’ultime ascension. 129 millièmes sur un cumul de deux montées de cinq kilomètres c’est dérisoire, mais c’était pour lui ! Ce qui fait plaisir c’est le nombre de messages que j’ai reçus après la course pour me féliciter de ce magnifique combat, et le nombre de gens qui se passionnent pour le groupe A. »

Soixante-quatre millièmes ! C’est l’écart qui séparait Mickaël Bonnevie, vainqueur du groupe A, de Baptiste Thomasset à l’arrivée de la Course de Côte de Turckheim. Même si cette année il n’y a pas eu de cumul puisque seules deux montées de courses ont pu avoir lieu, cet écart infime se fait sur six kilomètres : « On ne peut pas imaginer ce que représente cet écart en centimètres. C’est un peu frustrant parce qu’au cumul des deux montées je suis devant, mais en ne tenant compte que du meilleur chrono Mickaël est 64 millièmes devant moi. C’est la course ! »

C’est sur la 100ème édition de la Course de Côte de Limonest qu’allait se jouer le titre entre Baptiste Thomasset et Mickaël Bonnevie. Les deux jeunes talents se lanceront dans un ultime combat d’où Baptiste sort vainqueur 101 millièmes devant Mickaël en accrochant la cinquième place du Production : « Le stress avant la dernière montée était à son paroxysme. Celui qui devançait l’autre remportait le titre et il fallait donc tout donner. Quand j’ai vu que je m’imposais j’avoue que le sentiment était encore plus fort que l’an dernier. En 2025 je savais depuis le Mont-Dore que je remportais le Trophée du groupe A, là on s’est battu jusque dans la dernière montée de la dernière course, c’est d’une rare intensité. »

Deux Trophées FFSA et un Challenge Open A/5.
A l’issue de cette saison 2026, Baptiste Thomasset remporte comme l’an dernier le Trophée FFSA du groupe A, son troisième Trophée FFSA consécutif du Meilleur Espoir en Production et conserve le Challenge Open A/5. Difficile de faire mieux pour le jeune Bourguignon qui se classe sixième du Championnat Production : « En début de saison j’aurais signé direct si on m’avait dit que je pourrais confirmer deux saisons d’affilées ces trophées. C’est ma troisième année sur le championnat et c’est la troisième fois que je remporte le Trophée FFSA du Meilleur Espoir en Production. La première année j’avais remporté le Challenge A/3, les deux saisons suivantes le Trophée du groupe et le Challenge A/5, c’est plus que satisfaisant », confie Baptiste qui l’an prochain pourra encore prétendre à un trophée du meilleur pilote de moins de 25 ans.

S’il doit ses trophées à son talent et à sa détermination, Baptiste Thomasset est également conscient que ses soutiens et ses partenaires ne sont pas étrangers à sa réussite : « C’est pour cela que je veux dire un grand merci à mes parents, ma famille, mes amis, mon équipe, l'irremplaçable Nicolas Millet Photography et sans oublier mes fidèles partenaires : Sarl Thomasset, Krys, Sani Confort, AM2C, EURL Durandin, ACGECO, Aubade Autun, Garage de la Framboise, TC Sport, RC Carrosserie, Maison Rizet, Garage Bardin, Rétro Expertise Bourguignonne, l’Agence Automobilière. »

Baptiste a un profond respect pour ses adversaires à qui il a livré de sérieuses empoignades cette année. Et à l’heure de tourner la page de la saison 2026 il veut avoir une pensée pour David Dieulangard, qui à la suite d’une sortie de route a dû prématurément interrompre sa saison : « S’il avait poursuivi, il aurait été sans aucun doute un adversaire de taille. On regrette bien évidemment son retrait parce que j’estime qu’il était en mesure de remporter lui aussi ce Trophée du groupe A. Je veux vraiment lui rendre hommage. »

La saison 2027 de Baptiste Thomasset dépendra de la vente de sa Supercopa MK3, auto à l’impressionnant palmarès. S’il trouve preneur le jeune Bourguignon a l’intention de changer de catégorie : « Je voudrais intégrer la catégorie Sport et évoluer au volant d’une Norma 2 litres. La classe CN/2 est concurrentielle et j’aimerais bien me lancer un nouveau défi dans un challenge où tout le monde à la même voiture et où la différence se fait au pilotage », analyse Baptiste qui a eu l’occasion de tester la Norma du Team Berreur Auto Sport sur le circuit de Pouilly-en-Auxois : « Ça m’a donné un aperçu et à présent que j’ai pu monter dans la Norma je n’ai plus envie de retrouver le volant de la Cupra » sourit Baptiste. « Espérons que nous parviendrons à réaliser ce nouveau défi et pouvoir être au départ de la saison 2027 dans la classe CN/2. » Si tel est le cas, Baptiste ne sera plus prétendant au Trophée du Jeune Espoir en Production, mais partira en quête du Trophée Lionel Régal qui récompense le Meilleur Jeune sur le Championnat Sport.


©Bruno Valette
www.ffsamontagne.org / www.cfm-challenge.com

 

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