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A l’issue d’un combat de haut vol, Marvin Garampon-Brunet vient inscrire son nom au palmarès du ''Trophée Lionel Régal FFSA'' qui récompense le meilleur pilote de moins de 25 ans sur le Championnat de France de la Montagne Sport.
Le sport a toujours pris une place prépondérante dans l’univers de la famille Garampon. Adolescent, Marvin aura l’occasion de fouler les terrains de rugby comme l’avait fait auparavant Ludwick son père. Mais également d’hériter de Jean-Paul Garampon, son grand-père, le sens des trajectoires acquis lorsque ce dernier s’illustrait en courses de côte durant les années 70. C’est en VTT que Marvin Garampon-Brunet aura l’occasion de démontrer son sens de l’attaque en prenant part à ses premières compétitions.
Les relations tissées par son grand-père lorsqu’il animait les courses de côte permettront à Marvin d’intégrer l’univers des Montagnards en apportant son aide dans les paddocks. En manque de budget pour assouvir sa passion, le jeune isérois se tournait vers une sélection organisée par le Wolf Racing, ce qui lui permettra de prendre part à deux courses sur le circuit de Nogaro et d’accrocher la deuxième et la troisième place.
Il était alors évident que Marvin possédait de réelles aptitudes, ce qui motivait son père à lui offrir un kart pour parfaire son sens du pilotage. En 2023, c’est au volant d’une Formule Renault du Team de Thomas Clausi qu’il prenait part à sa toute première épreuve à l’occasion de la Course de Côte de Coligny. Dans le même temps il sera retenu pour la sélection Feed Racing au volant d’une F4 sur le circuit de Magny-Cours, et parvenait à atteindre les quarts de finale avant de devoir s’incliner face à des pilotes qui comptaient déjà des titres sur le Championnat du Monde de Karting.
Pour la saison 2024, Marvin Garampon-Brunet retrouvait le Team de Thomas Clausi et le volant de la Formule Renault avec laquelle il participait au Championnat de France de la Montagne. Une découverte du CFM qui se soldait par huit victoires de classe et un premier titre puisqu’il remportait le Challenge Open DE/7. C’est au volant d’une Tatuus Formula Master que l’on retrouvait l’isérois au départ de la saison 2025. Mais durant cette année, l’envie de découvrir de nouveaux horizons en rallye et en circuit limitera ses participations au championnat à quatre épreuves.
Le Trophée Lionel Régal comme objectif
En cette année 2026, Marvin Garampon-Brunet fêtait au mois de juillet ses 23 ans. Il était donc éligible au Trophée FFSA Lionel Régal qui récompense le meilleur pilote de moins de 25 ans. Et c’est ce trophée qui se présentait comme son premier objectif.
Pour l’atteindre, Marvin décidait de se lancer un nouveau défi. Le Team de Thomas Clausi ayant pris l’option de concentrer avant tout ses efforts sur le rallye, Marvin rejoignait le Team Berreur Auto Sport qui mettait à sa disposition une Norma M20 FC 2 litres : « J’avais envie de découvrir un autre type de voiture, sortir de la monoplace, et le Proto 2 litres me semblait le choix le plus judicieux », confie Marvin qui une semaine avant le lancement de la saison à Bagnols-Sabran avait l’occasion de tester sa nouvelle monture sur le circuit de Pouilly-en-Auxois : « Les premières sensations étaient plutôt sympas même si le circuit ne reflète pas les réalités de la course de côte. Mais je me suis senti à mon aise avec une auto qui développe à peu près la même puissance que la Tatuus Formula Master. »

On l’a vu, l’objectif premier de Marvin Garampon-Brunet était de remporter le Trophée FFSA Lionel Régal, « mais j’espérais également me placer aux mieux au sein du Challenge Open CN/2 qui est particulièrement concurrentiels avec des pilotes rapides et qui ont déjà une vraie expérience avec le proto. C’était intéressant car ça m’offrait un beau défi à relever. »
La Course de Côte de Bagnols-Sabran n’allait pas proposer à Marvin les conditions idéales pour prendre en main sa nouvelle voiture. Deux montées de courses seulement pourront se dérouler durant le week-end, pas suffisant pour cerner pleinement le comportement de la Norma : « Malheureusement, nous avons eu un problème mécanique qui nous a ennuyé tout au long du week-end et de ce fait il m’était difficile de me mettre en valeur. Je n’avais pas la possibilité d’exploiter pleinement la voiture, mais j’étais content malgré tout de pouvoir débuter la saison. »
Devancé par Antonin Saintmard au classement du meilleur jeune à Sabran, Marvin devra laisser la première place de la catégorie à Julien Bouche sur le Col Saint-Pierre : « Là, la voiture fonctionnait parfaitement. J’ai pu pleinement découvrir le comportement de la Norma et j’avoue que j’étais mitigé sur le ressenti parce que c’était finalement assez éloigné de ce que j’avais connu en monoplace », explique Marvin. « La satisfaction vient du fait que j’ai tout de même pu progresser tout au long du week-end, mais j’étais conscient qu’il allait falloir pas mal bosser pour m’adapter à la voiture. »
Avant de retrouver les tracés du championnat, Marvin Garampon-Brunet participait avec sa Norma à la Course de Côte de Seyssel : « L’objectif était de rouler pour mieux comprendre le comportement de la voiture que j’avais du mal à mener dans les portions sinueuses. Cette course était propice à mieux cerner la Norma et finalement je termine deuxième au scratch derrière l’Osella PA21 JRB d’Axel Petit, de quoi me mettre en confiance », avoue le jeune isérois qui signe là son tout premier podium en course de côte.
C’est ensuite sur la campagne de L’Ouest que l’on retrouvait Marvin Garampon-Brunet qui sera au départ de La Pommeraye et de Saint Gouëno : « Deux épreuves sur lesquelles j’ai connu quelques soucis. Difficile de comprendre si cela provenait de moi où de la voiture, mais il était clair que ça n’allait pas comme je le voulais », regrette Marvin qui remporte toutefois la Coupe du Meilleur Jeune sur ces deux épreuves : « Mais ce fut deux week-ends frustrants, où la performance n’était pas à la hauteur de mes espérances. Le côté positif c’est que j’ai pu découvrir deux tracés sur lesquels je n’avais jamais roulé et que j’ai réellement apprécié. »
Il faut savoir ne pas insister… « Ça ne fonctionnait pas, le résultat n’était pas au rendez-vous, et j’ai compris qu’il serait peut-être plus raisonnable de revenir à mes premières amours », confie Marvin qui reprenait contact avec le Team de Thomas Clausi afin de savoir s’il était possible de rouler avec la Formule Renault : « Je voulais terminer la saison et tenter d’accrocher le ''Trophée Lionel Régal''. Mes principaux adversaires évoluaient en Formule Renault (Julien Bouche et Antonin Saintmard) il était donc judicieux de les défier directement. » Marvin récupérait donc la Formule Renault du Team Clausi avec laquelle il avait remporté en 2024 le Challenge Open DE/7, et s’alignait à Marchampt.

Dans le Beaujolais, Marvin devait retrouver ses automatismes au volant de la Formule Renault : « Ce n’était pas aussi évident alors que je n’avais plus roulé avec cette monoplace depuis près de deux ans. J’ai dû reprendre mes marques, me réhabituer à une voiture qui demande à être très fin en pilotage », analyse Marvin qui se classait troisième derrière les Formule Renault de Julien Bouche et de Kevin Dauga.
A Vuillafans, sur une épreuve qu’il affectionne, Marvin Garampon-Brunet allait s’imposer en tête des Formule Renault et remporter la Coupe du Meilleur Jeune : « C’est certainement une des courses les plus compliquées mentalement. On n’a pas droit à l’erreur, c’est long, technique, mais super sympa comme tracé. Je suis content de renouer avec la victoire après un beau combat face à Nicolas Weisbecker. J’améliore mes chronos de 2024, j’ai donc le sentiment de repartir dans une bonne dynamique. »
Une dynamique qui se confirmait à Dunières où là encore Marvin terminait premier des Formule Renault et par la même occasion meilleur jeune : « Je retrouve Julien (Bouche) qui était absent à Vuillafans et je suis content de livrer bataille avec lui. Le combat fut intense, avec Kevin Dauga qui était lui aussi dans le match. C’est pour moi une belle victoire, qui se joue à pas grand-chose. »
Sur le Mont-Dore, Marvin Garampon-Brunet évoluait sur les terres auvergnates de Julien Bouche à qui il est difficile de contester la victoire dans le Massif du Sancy. Le jeune Isérois parvient à accrocher la deuxième place derrière son rival : « C’est une de mes courses préférées mais je savais qu’il serait difficile d’aller chercher Julien chez lui. Je suis pleinement satisfait du résultat parce que nous nous sommes bien battus. Julien a signé un excellent chrono sur la deuxième montée de course et par la suite j’ai eu un petit souci sur la commande de boîte de vitesses. Donc le résultat parait logique. »
Le combat avec Julien Bouche allait se poursuivre à Turckheim où sur l’épreuve alsacienne l’Auvergnat devançait Marvin Garampon-Brunet de quatre dixièmes : « Malheureusement nous avons connu un week-end avec beaucoup d’attente et seulement deux montées de course. Quatre dixièmes sur six kilomètres c’est dérisoire, mais finalement je pensais qu’avec une auto plus évoluée que la mienne il creuserait un écart plus important. Donc je suis plutôt content de mon week-end sur lequel je peux marquer de gros points. »
Le ''Trophée FFSA Lionel Régal'' se jouait à Limonest où Marvin ira chercher une victoire de classe et une nouvelle Coupe du Meilleur jeune qui lui assurait de remporter le trophée : « Là c’est moi qui étais à la maison. Je voulais vraiment performer. Dès les montées d’essais j’étais dans le coup et j’ai vu que je pouvais être vraiment bien. J’ai réellement attaqué fort et je réussis à signer un très bon chrono grâce auquel j’atteins mon objectif. »
Un premier Trophée FFS Lionel Régal
Geoffrey Schatz, Pierre Courroye, Julien Français, Kevin Petit, Marc Pernot, Axel Petit, Maxime Dojat, Lucas Clément l’an dernier… A la lecture de la liste des pilotes qui avant Marvin ont remporté le Trophée FFSA Lionel Régal, on s’aperçoit que ne figurent que espoirs qui ont su largement confirmer. Marvin Garampon-Brunet ne peut être que fier d’être associé à ses pilotes talentueux : « Bien évidemment de voir que les plus grands talents de la côte française ont remporté ce trophée, c’est enthousiasmant. Et puis je garde à l’esprit que le trophée porte le nom d’une légende de la discipline, qui est un exemple pour nous tous, et remporter ce trophée est pour moi une immense fierté, qui procure une intense émotion. »

Le bilan de la saison de Marvin Garampon-Brunet est donc largement positif : « Le début n’a pas été évident avec un proto qui ne m’a pas déplu mais qui ne me correspond pas. Mais ça reste une très belle expérience. Par la suite, avec la Formule Renault j’ai su me remobiliser pour reprendre confiance et atteindre mon objectif. »
Ce titre tant convoité Marvin tient à le partager avec ceux qui l’ont suivi et soutenu cette saison : « Un immense merci au Team Thomas Clausi qui m’a permis de finir ma saison et d’aller chercher le titre du Meilleur Jeune en Sport. Merci à toute ma famille qui me soutient continuellement et enfin un grand merci à tous mes partenaires sans qui rien de tout cela ne serait possible : FoxTen Logistique, ManTech, Renov Trucks et La ferme de Reculfort. »
Marvin Garampon-Brunet travaille déjà activement à la préparation de la saison 2027 durant laquelle il tentera de conserver le ''Trophée FFSA Lionel Régal'' : « Je peux encore prétendre à ce titre l’an prochain, je ne vais donc pas me priver d’aller le chercher », avoue-t-il. « Je sais que pour cela il va me falloir évoluer face à une concurrence qui s’annonce relevée. Le souhait pour moi serait de rouler avec une Formule 3, en DE/5S, toujours au sein du Team de Thomas Clausi. L’idéal serait de retrouver le volant d’une Tatuus Formula Master, mais cela représente un budget nettement plus conséquent et cela dépendra donc du financement que je parviendrai à trouver. Nous travaillons en ce sens », conclut Marvin.
©Bruno Valette
www.ffsamontagne.org / www.cfm-challenge.com
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